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 Nathan Cohen

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Invité



MessageSujet: Nathan Cohen   Mar 29 Nov - 0:13

Cohen, Nathan ▲ dossier scolaire

''What are you looking at?''


    INFOS GÉNÉRALES


    → NOM: Cohen
    → PRÉNOM: Nathan (Prononcé à l'anglaise, bien évidemment)
    → ÂGE: 17 ans
    → ORIENTATION SEXUELLE: Homosexuel
    → GROUPE: Black Velvet
    → VACANT: No
    → AVATAR: Kiyama Hiroto – Inazuma Eleven




    INFOS PERSOS


    → ORIGINES(S): Néo Zélandais (Il a d'ailleurs un accent assez évident, mais comme il n'est pas le seul étranger, les gens remarquent un peu moins)
    → SURNOM(S): Nat', mais il déteste se faire appeler ainsi.
    → AMBITION: Obtenir un diplôme en psychologie. Sinon, il souhaite quitter l'Angleterre le plus vite possible et retourner dans son pays.
    → ANNÉE: Seconde
    → EMPLOIS: Aucun
    → PHOBIE(S): Il déteste les orages. Il sait pertinemment que la chose est stupide, et que les chances qu'il soit frappé par la foudre sont pratiquement inexistante, mais il n'y peut rien. Il arrive néanmoins à le supporter un peu mieux de jour que de nuit.

    Sinon, il possède une peur incontrôlable des abeilles – ou de tout ce qui, de près ou de loin, pourrait y ressembler – il lui arrive de paniquer à la vue d'une très grosse mouche. Mais enfin, ça se comprend lorsqu'on sait qu'il y est allergique, et qu'entre mourir d'une crise d'allergie ou avoir l'air complètement ridicule, il préfère de loin la seconde option.



your look


    CARACTÉRISTIQUES


→ TAILLE: 1m75
→ POID: 58 Kilos
→ CHEVEUX: Roux. De l'un de ces roux sombres qui donnent presque l'impression d'être plus rouge qu'orangé.
→ YEUX: Verts, tantôt du vert sombre des pins en hiver, et tantôt de cet espèce de Toxic Green No.4 qu'il aborde souvent.



    SIGNES PARTICULIERS

Lui, il donne souvent l'impression l'impression d'avoir passé un peu trop de temps devant un ventilateur, sa chevelure souvent ébouriffée, jamais vraiment coiffée, plusieurs mèches tombant sur son front et obscurcissant son regard. Son teint pâle, ses traits plutôt fins, surtout pour un garçon de son âge et son apparente minceur tendent parfois à lui donner une fausse apparence de fragilité aux yeux non avertis de certains.

Nathan, c'est un véritable livre ouvert à tous les inconnus étant un minimum perceptifs. Ses yeux, son visage, sa posture; il est terriblement expressif, même lorsqu'il essaie de ne pas l'être. Un peu comme une sorte d'aura qu'il dégage, permettant aux gens de deviner sans peine les émotions qui l'habitent, et de suivre sans trop de mal leur succession rapide. Et, peut-être à cause de cela, il donne souvent l'impression de prendre plus de place qu'il n'en occupe réellement.


your psychology


    GOÛTS

Il est végétarien, et ne mange donc jamais de viande. Non pas parce qu'il aime particulièrement les animaux – ils le laissent même plutôt indifférent, pour être honnête- , mais parce qu'il n'en aime pas le goût. Et il envoie au diable tout ceux qui trouve marrant de le traiter de rongeur de carottes.

Il aime aussi tout ce qui concerne les arts martiaux; il en fait depuis ses sept ans, mais ne suit plus aucun cours depuis qu'il est arrivé en Angleterre, même s'il n'a jamais cessé de s'entraîner. Ce n'est toutefois pas quelque chose dont il se vante, loin et là, et il évite de s'en servir contre qui que ce soit. Parce qu'il trouve ça déshonnorable.

Même si cela peut parfois sembler plutôt étranges aux yeux de certains, Nathan est quelqu'un qui aime lire, et apprécie un peu tout les types de lectures. Mais comme il tend à avoir de la difficulté à rester en place, il ne lit toujours qu'une poignée de pages à la fois avant de retourner faire autre chose. Ça, ou il le fait en marchant.

Il déteste aussi le café, n'en buvant jamais – et ne comprenant pas ce que les gens peuvent bien trouver à cette infâme mixture -, mais il en apprécie néanmoins l'odeur. Allez savoir pourquoi...

    CARACTÈRE

Nathan, il est contradictoire, à sa façon. Comme si, parfois, il ne pouvait pas seulement n'être que l'un ou que l'autre, mais devait absolument être les deux à fois. Lui, c'est quelqu'un qui réfléchit, souvent, à toute sorte de choses dont il ne parlera probablement jamais à qui que ce soit. Il pense, il observe, et il n'a pas peur de rester seul puisqu'il aura toujours sa tête pour lui tenir compagnie. Mais autant il peut passer son temps à penser une chose ou une autre, autant il semble ne jamais être capable d'appliquer ce principe sur ses propres agir. Parce que lorsqu'il s'agit de prendre une décision dans le feu de l'action, il n'agit pas; il réagit, tout simplement, comme incapable de prendre ne serait-ce que quelques secondes pour envisager les possibles conséquences de ses actions. Comme quoi, la théorie est toujours plus simple que la pratique.

Et surtout, il se fâche rapidement, et facilement. Susceptible, il voit une atteinte personnelle dans un peu n'importe quoi, et tend à mal réagir la plupart du temps. Il a d'ailleurs la mauvaise habitude de lancer divers objets sur les murs ou en travers d'une pièce lorsqu'il est particulièrement irrité. Ou alors, sur les gens, si ce sont eux qui lui tapent sur le système.

Nathan, il est observateur, tant par nature que par intérêt, par envie. Envie d'en apprendre plus sur les autres, de les connaître, de les comprendre simplement en les regardant. Comprendre qui ils sont, ce qu'ils sont, les voir interagir les uns avec les autres. Parce qu'il trouve ça fascinant, même s'il ne peut expliquer pourquoi. Il est d'ailleurs quelqu'un de particulièrement perceptif, peut-être à cause de toutes ses années de pratique, et n'a donc pas beaucoup de difficulté à saisir les émotions des gens avec qui il parle. Et pourtant, c'est loin d'être le cas envers lui-même; il ne se comprend pas toujours, et est sans cesse le dernier à réaliser quoi que ce soit le concernant. Comme s'il n'arrivait pas à saisir ses émotions les plus fortes, et qu'il avait sans cesse besoin d'une aide extérieur pour le faire.

Et, en plus d'avoir cette forte propension à analyser les autres de loin, il est aussi de ceux qui s'intéresse réellement à ces derniers. Parce que lorsqu'il demande à quelqu'un comment il va, c'est qu'il veut réellement le savoir et non pas par simple courtoisie. Et il est prêt à écouter un peu tout ce que les autres veulent bien lui raconter, malgré ce que l'on pourrait croire; mais après tout, il faut dire qu'il n'a pas envie de devenir psychologue pour rien. Il déteste toutefois lorsque les autres s'intéressent de trop prêt à lui ou encore s'inquiètent pour lui pour une raison ou une autre, considérant que ça ne les regarde absolument pas.

Lui, il aime la vie, profitant du moment présent, pensant à l'avenir sans réellement s'en inquiéter. Il déteste s’apitoyer sur son propre sort, et préfère tout oublier le plus vite pour passer à autre chose. Mais malgré tout, d'un point de vue extérieur, il donne l'impression de ne jamais vraiment être heureux. Il semble sans cesse être agacé par une chose ou une autre, ne souriant jamais autrement qu'avec un sourire soit moqueur, soit plutôt sarcastique, ou alors amer; enfin, lorsqu'il n'est pas en train de faire la tête. Parce qu'au final, un rien le dérange, et que son mauvais caractère remonte très facilement à la surface.

Nathan, il n'en a pas grand chose à faire de ce que les gens pensent de lui, que ce soit en bien ou en mal, et l'idée même de changer quoi que ce soit pour plaire à autrui le dérange, lui laissant comme un profond sentiment d'amertume qu'il préfère éviter. Le narcissisme, il ne connait pas, et il ne porte que peu d'importance à l'apparence physique, tant la sienne que celle des autres. Mais s'il y a bien une chose qu'il ne supporte pas, c'est l'échec, et plus encore, que quelque d'autre sache qu'il a échoué. C'est d'ailleurs là une des seules raisons pour laquelle il prend la peine de s'investir dans ses travaux et autres examens. Parce que même s'il est intelligent, il n'aime pas travailler, ne le faisant seulement que pour éviter d'avoir une mauvaise note à son dossier. Il devient d'ailleurs particulièrement de mauvaise humeur lorsqu'il étudie, il vaut alors mieux éviter de le déranger.

Nathan, il est simple comme il est compliqué. Peut-être que la meilleure façon de le décrire ne serait que de dire qu'il est quelqu'un d'ambivalent, tout simplement.



    SECRET(S) ?

Il possède une jalousie presque maladive envers sa sœur aînée, chose qu'il n'a jamais vraiment avoué à qui que ce soit. Il n'irait pas jusqu'à dire qu'il la hait, mais il n'arrive plus à se souvenir de la dernière fois qu'il a éprouvé des sentiments autres que négatifs à son égard.

Et sinon, disons juste que même s'il n'est pas enfermé tellement profondément au fond du placard qu'il en est presque rendu à Narnia, il évite tout de même de le crier sur tous les toits. Parce que les gens, c'est souvent idiot, et qu'il veut éviter autant que possible que sa famille apprenne que les filles, il n'en a rien à faire.

    POSSESSIONS

Un épipen, au cas où il se ferait piquer. Sinon, absolument rien d'autre; il n'a jamais vraiment été quelqu'un qui accordait beaucoup d'importance aux objets matériels, qu'ils aient ou non une valeur sentimentale à ses yeux.


your story


    FAMILY

Si jamais on lui posait la question, probablement répondrait-il qu'il n'y a pas grand chose à dire sur le sujet. Par soucis d'éviter la question, peut-être, ou simplement par manque d'envie.

Son père comme sa mère sont à la tête d'une compagnie d'assurances en Nouvelle- Zélande, entreprise familiale existant depuis quelques générations déjà. Passant le plus clair de leur temps à voyager pour une raison où une autre, ils ont néanmoins trouvé le temps d'avoir des enfants; sans nul doute pour hériter de la compagnie un jour, et probablement rien de plus. La réussite avant tout, voilà leur crédo.

Et sa sœur, Ava. De trois ans son aînée, elle est belle, brillante, possédant un sang froid à toute épreuve et semble avoir hérité du sens des affaires de leurs parents; non vraiment, il ne la supporte pas.

    STORY

Parce que lui aussi, il possède une histoire, et que même s'il cherche à éviter de la raconter, qu'il vous dira qu'il n'a rien à dire à ce sujet, qu'elle n'est en rien intéressante, cela n'enlève nullement le fait qu'elle existe. Nathan, il est né en Nouvelle-Zélande, cette île presque perdu au milieu de nul part près de l'Australie. Fils d'homme et de femme d'affaire, n'ayant jamais connu la misère qui semble coller comme une seconde peau à certains, il avait été élevé de manière à un jour reprendre le flambeau de la compagnie d'assurance que son père dirigeait depuis une demi douzaine d'années avec sa femme à ses côtés. Des gens honnêtes, sans aucun doute, mais dont la dure réalité de la vie et des affaires avait peu à peu aspiré la chaleur humaine qu'ils possédaient autrefois. Souvent absents, sans cesse en voyage ou à une réunion de la plus haute importance, laissant l'éducation de leurs enfants à autres précepteurs et gouvernantes. Et lorsqu'ils étaient là, ils avaient sans cesse l'esprit ailleurs, comme oublié dans l'une de leurs immenses tours à bureaux.

Et sa sœur. Ava, née quelques trois courtes années avant lui; même lorsqu'il était plus jeune, il lui arrivait souvent de se demander quelle aurait bien pu être sa vie s'il avait été enfant unique, même si, maintenant, la réponse ne lui apparaît pas plus clairement qu'elle ne le faisait à l'époque. Il n'avait jamais réussit à s'entendre avec elle, et l'inverse était plus que réciproque. Peut-être étaient-ils seulement trop incompatible; elle, la jeune fille parfaite, portrait miniature de leur mère, qui toute jeune déjà donnait l'impression d'avoir été faite pour reprendre les rênes de la compagnie, et lui, deuxième né et enfant dissipé, brillant mais intenable, qui manquait de volonté et d'envie de s'investir dans quoi que ce soit, et qui préférait passer ses journées à courir dehors dans les bois plutôt que d'assister à ces événements mondains dont semblait déjà raffoler sa sœur aînée. Ou alors, peut-être n'étaient-ce qu'une rivalité enfantine qui, au lieu de diminuer avec le temps, n'avait au contraire fait que prendre de l'ampleur.

Il lui semblait que, tout au long de son enfance, Ava n'avait eut cesse de le suivre de loin, le surveillant pour sans arrêt pointer du doigt toutes ses erreurs, le dénoncer pour toutes les règles qu'il avait brisées, pour ses moindres faux pas, mérités ou non. Il ne pouvait même pas dire combien de fois, durant sa jeunesse, il avait entendu des phrases telles que ''Maman, Nathan il a tiré mes cheveux!'', ''Maman, Nathan, il a lancé ma poupée sur un mur!'', ''Hey, regardez, il vient de briser quelque chose!'', ou encore ''Papa, Nathan vient de donner un coup de pied dans un mur!''. Et le regard pourtant normalement impassible de ses parents qui se teintait alors d'un mélange d'agacement, de déception et de résignation. Comme s'ils savaient déjà qu'il ne pourrait, même s'il le voulait, répondre à leurs attentes. Et les éternels ''Tu devrais te comporter un peu plus comme ta sœur, Nathan'', ''Tu es tellement différent d'Ava, comment est-ce que ça a pu arriver?''

Et pourtant ce n'était pas peine d'essayer, mais il avait beau faire de son mieux, c'était comme si ce n'était jamais suffisant, comme s'il lui était tout simplement impossible de sortir de l'ombre de sa sœur. Et un étrange sentiment d'impuissance qui finit, lentement, insidieusement, par s'installer au plus profond de son être, en même temps qu'un besoin de reconnaissance de la part du reste de sa famille. Chose qu'il aurait dénié si on le lui avait demandé; sans doute lui-même ne s'en rendait-il pas compte.

Puis lorsqu'il eut treize ans, il fut envoyé dans l'une de ces quelques écoles qu'il se plaisait à qualifier de 'ramassis de bourgeois en collet monté'. Parce que, comme son père lui avait dit, ''Il est temps que tu sortes d'ici, que tu vois un peu le monde''. Et parce qu'il ne pouvait pas passer sa vie à ne se faire enseigner que par une bande de précepteurs tous plus vieux les uns que les autres.

Au début, il ne su trop quoi penser de la chose. C'était tellement différent de tout ce qu'il avait connu jusqu'alors, tellement différent de son immense demeure vide où il avait passé la majeur partie de son temps. Les seuls moment où il avait vu autant de gens de son âge réunis dans un même endroit était lors de ses cours d'art martiaux; et encore, ils n'avaient jamais été aussi nombreux.

Mais c'est aussi là qu'il rencontra son premier véritable ami; Stephen, un garçon de son âge qui partageait non seulement la plupart de ses classes, mais également son avis sur les élèves trop coincés qui peuplaient leur école. Avec lui, il pouvait enfin être lui-même, agir comme il voulait, dire ce qu'il pensait sans avoir peur d'être jugé. Stephen, avec son sens de l'humour complètement tordu et pas toujours très drôle, surtout lorsqu'il était la cible de ses plaisanteries, parce que 'Hey, dude, t'es roux, à quoi tu t'attendais d'autre? Y parait même que t'as pas d'âme, tu le savais, ça?'' Stephen avec son sourire trop blanc un peu abrutit et son vieux hangar abandonné, caché au fin fond de sa propriété familiale.

L'endroit où ils avaient fait fumer des grenouilles juste pour voir si, finalement, elles explosaient vraiment quand ils le faisaient. L'endroit où il avait eut sa première cuite – moment embarrassant qu'il préfère de loin oublier -, alors que ses parents étaient partit encore une fois à un autre de leur multiple voyages d'affaires et que sa sœur était restée à dormir chez une camarade de classe. L'endroit où il s'était salement étouffé sur sa première cigarette et qui avait réussit à lui en faire passer l'envie pour le reste de sa vie. L'endroit où il avait embrassé son meilleur ami pour la première fois, allant à l'encontre de tout ce que ses parents lui avaient toujours enseigné. Et l'endroit où, tout juste après ses quinze ans, ils eurent leur première et dernière vrai dispute

-Tu me plaques, c'est ça?

-Non, écoutes, c'est pas... commença Nathan, sa voix prenant un ton de plus en plus désespéré au fil des secondes qui s'écoulaient.

-C'est pas quoi? Ici, tu viens pour me dire qu'il vaut mieux qu'on arrête de se voir, et j'aurais pas mon mot à dire là dessus? Désolé de te briser ta bulle, mais ça marche pas comme ça!

Passant nerveusement une main dans ses cheveux, il jeta un rapide coup d’œil vers l'adolescent qui se tenait debout devant lui, les bras croisés. Il avait l'air positivement tendu. Furieux.

-Stephen, écoutes... fit-il d'une voix un peu plus étranglée qu'il ne l'aurait voulut. Si jamais mes parents...

Aussitôt, l'autre leva les yeux au ciel, tandis qu'une étrange expression traversait son visage.

-Ah ouais, bien sûr, tes parents, lui répondit son ami, amer. Et si jamais ils te demandent de te jeter en bas d'un pont, tu vas le faire aussi? C'est ta vie, merde, et il serait temps que tu comprennes qu'ils en on rien à foutre de toi de toute manière!

Aussitôt, Nathan se raidit, vrillant son regard dans celui de son interlocuteur, les yeux plissés. Il savait que ce n'était pas ce que l'autre avait voulut dire, et qu'il ne l'aurait jamais fait en temps normal, mais il était fâché, et ne réfléchissait plus vraiment à ce qu'il disait. Mais cela n'empêchait en rien le fait que ça faisait mal, qu'il veuille ou non se l'avouer.

-Hey, je t'interdis de parler d'eux comme ça! T'en sais rien, et je te jure, si tu te la fermes pas...

-Tu vas faire quoi? Allez te plaindre à papa et maman? Oh, mais non, j'oubliais, ajouta Stephen d'une voix à la fois ironique, en colère et, par dessus tout, blessée. Tu peux pas. Il ne faudrait pas qu'ils apprennent que leur fils, il préfère fourrer avec des mecs que des filles, pas vrai? Merde, t'as plus six ans, Nathan, grandit un peu! Tu leur donnerais la lune que ça serait pas assez! Tu vas finir par t'épuiser à courir comme ça juste pour leur plaire, et ils le voient même pas! Tu le vois même pas!

Les dents serrés, tremblant d'une rage à peine contenu, Nathan serra les poings; sans doute que si cela avait été quelqu'un d'autre, il n'y aurait pas réfléchit à deux fois, mais même maintenant, il ne pouvait pas se résoudre à le frapper. ''Je devrais dire quelque chose...'' pensa-t-il, encore et encore, seule pensée toujours cohérente dans son esprit brumeux. Mais avant qu'il n'ait pu parvenir à une décision, l'autre avait déjà fait volte face, les mains enfoncées au creux de ses poches dans une fausse attitude désinvolte que la raideur de son dos comme de sa démarche démentait.

-J'dégage. Tu fais ce que tu veux, j'en ai plus rien à foutre. En espérant que tu sois capable de t'ouvrir les yeux avant qu'il soit trop tard.

Et une poignée de secondes plus tard, qui lui semblèrent passer à la vitesse de l'éclair, il avait disparut, et sans doute pour de bon.

-Fuck, jura Nathan à mi-voix, se laissant glisser contre le mur, le cœur battant à chamade.

Il se sentait... vide. La colère l'avait quitté, pour ne laisser derrière qu'un grand froid. C'était ce qu'il voulait, ce qu'il y avait de mieux à faire, pour tout le monde. Alors pourquoi se sentait-il comme s'il venait de faire une grosse erreur?

Nathan fit de son mieux pour tenter d'oublier. De l'oublier lui, oublier ce qu'il c'était passé, ce qui aurait pu se passer, si peut-être... non. Et il fit ce qu'il faisait de mieux – ou de moins bien, sans doute, selon certains -; essayer de rendre ses parents fiers, ne serait-ce qu'une fois.

Cela ne dura que quelques mois. Heureusement, sans doute. Il se mit à étudier, plus, trop, se couchant à des heures impossibles pour se lever aux petites heures du matin, quitte à parfois même en oublier de manger; il n'avait plus le temps pour reste, s'il voulait être certain de rester au top de ses classes. Parce qu'ils ne se satisferaient pas de moins. Et puis, de toute façon, qui avait besoin de dormir?

Puis, un jour, il n'y arriva tout simplement plus. Il avait finit par se tuer à la tâche, et son corps ne voulait juste plus suivre la cadence. Il s'effondra en plein cours, tout simplement, étant transporté à l'hôpital le plus près de son école. Il s'était trop poussé, qu'ils disaient. Il devait faire attention et prendre soin de lui, qu'ils disaient. Il était préférable qu'ils le gardent un moment pour surveiller son état, qu'ils disaient. Ahah. Il avait l'air brillant, maintenant, cloué comme un imbécile sur un lit d'hôpital par sa propre faute.

Il resta là plusieurs jours, avec pour seule compagnie les murs blancs, aseptisés de sa chambre et les quelques infirmières dans leur uniformes aux couleurs fades qui venaient parfois le voir. Ces longues heures passèrent comme dans un rêve, rêve qu'il passa la moitié du temps dans les vapes et le reste du temps l'esprit embrouillé, n'arrivant même plus à faire la distinction entre le jour et la nuit.

Ce fut le jour de sa sortie, alors qu'il était assit sur la banquette arrière de la voiture, avec pour seule compagnie leur chauffeur attitré, que ça le frappa comme si on venait de lui donner un coup de poing en plein ventre. Il n'avait reçu aucune nouvelle, de personne, là bas. Ni son père, ni sa mère n'étaient venu; ils n'avaient même pas ne serait-ce qu'appelé. Et Ava, de toute manière, il ne s'attendait de rien d'autre de la part de sa sœur.

Ils l'avaient laissé tombé, encore une fois. Comme toutes les fois où ils auraient dû être présent mais ne l'étaient pas, où ils l'avaient encore une fois rabaissé parce qu'il n'était que le deuxième et jamais le premier. ''Tu vas finir par t'épuiser à courir comme ça juste pour leur plaire, et ils le voient même pas! Tu le vois même pas!'' Ces paroles, qu'il avait, pensait-il, finit par oublier, vinrent le frapper de plein fouet. ''Imbécile...'' Il n'était vraiment qu'un imbécile. Stephen avait raison, et il avait juste été trop aveugle pour le voir, trop borné, trop bête. Il aurait dû l'écouter; mais il était trop tard maintenant. Des mois trop tard.

-Alors, Nat', pas capable de supporter un peu de pression?

Ava. Qui d'autre? Avec ses cheveux parfaitement coiffés et son petit sourire en coin, adossée contre la grille en fer de l'entrée. Détournant la tête, il continua son chemin

-Quoi, tu t'es cogné la tête trop fort? Tu sais plus parler?

-La ferme... marmonna-t-il entre ses dents, pressé de mettre le plus de distance entre elle et lui.

-Tu sais, tout ça, ça donne une mauvaise publicité à la famille. Tu devrais faire attention, père et mère ne sont pas très contents...

-Tu sais quoi? lui répondit-t-il, jetant un vague coup d’œil par dessus son épaule. J'en ais vraiment rien à foutre.

Puis, continuant son chemin, il la laissa là, étrangement satisfait de l'expression interloquée qui c'était momentanément affichée sur le visage de sa sœur. Mais, plus encore, le fait que c'était vrai. Que pour la première fois, l'idée de décevoir sa famille ne le dérangeait pas le moins du monde; au contraire, même. Parce qu'après tout, s'ils s'intéressaient si peu à lui qu'ils n'étaient même pas capable de lui passer un simple coup de fil alors qu'il était resté presque une semaine à l'hôpital, pourquoi devrait-il encore s'épuiser à leur plaire?

Dès lors, les rares contacts qu'il avait avec eux devinrent pratiquement inexistant. Passant la presque totalité de son temps enfermé dans sa chambre ou à son école d'arts martiaux, évitant de leur adresser la parole s'il le pouvait, répondant sèchement, voir bêtement lorsqu'il avait à le faire, plusieurs mois s'écoulèrent ainsi. Jusqu'à ce qu'il ait presque atteint son seizième anniversaire, où son père le convoqua alors dans son bureau, chose qui arrivait si peu souvent qu'il pouvait compter les occasions sur les doigts d'une main.

-Quoi?

-Tu vas être transféré, répéta platement son père, ne prenant pas la peine de lever les yeux du journal qu'il était en train de lire. En Angleterre. Black Velvet est un établissement très renommé, l'un des meilleurs qui soit.

-Mais... commença Nathan, n'ayant même pas le temps d'énoncer la moindre protestation.

-Tu vas y aller, fit son père, posant ses yeux sur lui pour la première fois depuis qu'il était entré dans son bureau. Son regard était sans appel, catégorique. Tu devrais être fier d'avoir été accepté dans cette école. Ton avion décolle dans deux semaines, tu devrais commencer à te préparer. Il ne faudrait pas que tu sois en retard. Encore.

-Mais...

-Qu'est-ce que je viens de dire? le coupant froidement son père.

-Mais Ava, elle, pourquoi elle reste ici? Pourquoi elle y va pas? répliqua-t-il tout de même, serrant les poings au fond de ses poches, ses ongles s'enfonçant dans la paume de sa main.

-Parce qu'elle est différente. Vos situations sont différentes. Maintenant, arrête de te comporter en gamin, ça devient lassant.

-Je veux pas y aller, marmonna-t-il, grinçant des dents alors qu'il fixait son père d'un regard furieux.

-Cette discussion est terminée, fut la seule chose qu'il se fit répondre. J’attends de toi que tu ailles des résultats et un comportement impeccables.

Ne prenant pas la peine de répondre, Nathan sortit de la pièce, claquant violemment la porte derrière lui, montant les escaliers jusqu'à sa chambre comme s'il avait l'intention d'ébranler les fondations même de la demeure, avant de s'y enfermer. ''Elle est différente... elle est différente...'' Balançant le contenu de sa table de chevet sur le plancher, il se laissa tomber lourdement sur son lit, la tête entre les mains. ''Elle est différente...''

-Menteur... murmura-t-il.

Vraiment, jusqu'à quel point pensaient-ils qu'il était stupide? Si c'était une si bonne école, pourquoi sa sœur n'y était-elle pas envoyée à sa place? Ils ne voulaient seulement que se débarrasser de lui, l'envoyer à l'autre bout du monde jusqu'à ses 21 ans, l'oublier comme on le fait avec un détail gênant, inutile. Ah. Soit.

Mais qu'ils n'espèrent pas qu'il revienne ensuite vers eux comme si de rien n'était.

Les jours défilèrent à toute vitesse, et bientôt, ce fut la date de son départ. Le vol entier se passa comme dans un rêve; il n'arrivait pas à se concentrer sur quoi que ce soit, le regard obstinément fixé sur le hublot à ses côtés. L’atterrissage. Puis l'Angleterre.

Il détestait déjà tout de cet endroit. Londres et l'horloge du Big Ben. Wiltshire et Stonehenge. L'Angleterre et toute sa pluie. Mais surtout, ce n'était pas la Nouvelle-Zélande, ce n'était pas chez lui, et autant le ressentiment à l'égard de sa famille qui avait finit par s'installer en lui était toujours présent, il détestait l'idée d'être à des milliers de kilomètres de tout ce qu'il avait toujours connu. Biaisé, lui? Sans aucun doute.

Puis Black Velvet. Une autre chose qu'il détestait de ce pays stupide. Pour des raisons idiotes, pour des raisons sans fondement, juste parce qu'il le pouvait, parce qu'il en voulait à cette école d'exister et rien d'autre. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire, que ce soit l'une des meilleures écoles qui soient, s'il ne voulait seulement que rentrer pour ne plus jamais remettre les pieds dans les halls de cet endroit? Mais il ne donnerait pas à Ava la satisfaction de l'entendre se plaindre, de demander de rentrer.

Et il allait leur montrer à tous, à son père, à sa mère, à sa sœur, qu'il valait quelque chose. Il n'avait plus l'intention de suivre cette voie toute tracée qui s'était étalée devant lui toute sa vie, se promettant qu'il allait leur en faire se mordre les doigts de l'avoir, depuis toujours, mis à l'écart.

Oui. Un jour, il leur montrerait.


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    → LE RP ET MOI: On se connait depuis sept ans, et on s'aime bien, je pense.
    → COMMENT TU LES AIMES, LES FILLES ?: Coupées en lanière fine pour manger en fondue.
    → COMMENT AI-JE ATTERRI ICI: Ahahah. Après des heures et des heures et des heures de recherche et de délibération. Sinon, via un top site, sans doute.
    → DES SUGGESTIONS ?: Bof. Pas vraiment, non.



Dernière édition par Nathan Cohen le Mer 9 Mai - 8:23, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Nathan Cohen   Mar 29 Nov - 7:32

Je te redis bienvenue de façon officielle.
Et te rappelle de prévenir quand tu auras terminé ta fiche. :3
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MessageSujet: Re: Nathan Cohen   Ven 2 Déc - 3:03

Bon, voilà, j'ai terminé. Je suis désolé pour l'attente~

Et bon, je suis crevé, et j'ai le cerveau qui me dégouline par les oreilles, alors je m'excuse d'avance pour les fautes qu'il reste.

… et pardon pour la longueur... et la non pertinence de la plupart des choses
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Abriel B. Vaughan
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MessageSujet: Re: Nathan Cohen   Ven 2 Déc - 8:19



P'tain, c'était long à lire. Mais j'y suis arrivé. (mais mon jus d'orange s'est épuisé en cours de route... meh)

J'aime ta fiche, j'aime ton personnage. Et je t'aime bien.
Donc je vais pas perdre de temps. Je te valide.

Je te donne ton groupe et ton rang. :)


Maintenant, penses à:

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